Images vagabondes

Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /Juin /2008 23:53

Ttiana et Bottom (in Songe d'une nuit d'été), John Anster Fitzgerald.
Par Mehdi T. - Publié dans : Images vagabondes
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 22:15
Parti du constat qu'au XIXème siècle les photographies saisissaient des instants plus étirés que maintenant, il serait tentant d'en déduire qu'on savait autrefois prendre le temps, qu'on était plus contemplatif. Ce serait ignorer les défaillances (photochimiques) d'une technique en développement. Car les daguerréotypes, en l'occurrence, exigeaient une ingestion de lumière plus lente. Si bien que l'instant gagnait en épaisseur dans sa qualité de fraction de temps. Ainsi, les photographies des premiers temps avaient intégrés le fait que la notion de durée pouvait être appréhendée de manière relative. Seulement cette prise en compte émanait d'un dispositif qui nécessitait encore des mises au point, notamment lorsqu'on s'appliquait vainement à s'emparer d'instants fugaces. Peut être afin de pallier le manque d'emprise avec une réalité inscrite dans la brièveté, certains sujets devenaient privilégiés : les paysages endormis dans leur grandiose étendue, la lenteur presque immobile des bateaux voguant au loin sur la houle qui soupire, les monuments figés dans leur solennité, les ruines et les vestiges cramponnés au passé ou encore les morts au sommeil incurable. Toutes ces variations qui échappent à la vitesse, aux mouvements perceptibles ou ostensibles pouvaient flotter sur l'émulsion photosensible dans le ségment des délais impartis. On l'a souvent justement dit, la photographie fige des fantômes. Et paradoxalement, les plus fantomatiques (phantasmatiques) de ces fantômes étaient les moins saisissables, les plus transparents ; les passants, les gens pressés, pris dans leurs (pré)occupations ont traversé la lumière et déserté la rue qu'ils faisaient vivre. Le boulevard du temple immortalisé en 1838 n'apparaît pas tel qu'il pouvait être animé. La clameur, les couleurs se sont dissipées, évaporées. Un quartier presque totalement dépeuplé.





















Paris, boulevard du temple,
1838 (Louis Daguerre)
Pourtant deux silhouettes anonymes, deux spectres photographiques (les premiers de l'histoire) ont pu s'inscrire sur la plaque de cuivre du daguerréotype : un cireur de chaussures et son client qui ont eu la patience de poser accidentellement pour la postérité alors que l'agitation de la ville s'est envolée.
Par Mehdi T - Publié dans : Images vagabondes
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Samedi 29 septembre 2007 6 29 /09 /Sep /2007 20:35
stagnanLune.JPG
Par Mehdi T - Publié dans : Images vagabondes
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Mardi 7 août 2007 2 07 /08 /Août /2007 18:29
Avoir échoué quelque part, devenir une épave... P1060480.JPG
Par Mehdi T - Publié dans : Images vagabondes
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