Célèbre pour ses falaises, Etretat l’est aussi pour son aiguille devenue creuse par la
seule puissance de l’imaginaire d’un homme.
Maurice Leblanc loue la villa le « Sphinx-Cottage » à trois reprises entre 1915 et 1918 à l’éditeur Fasquelles. Ce n’est qu’au lendemain de la Première Guerre mondiale, en 1919, que l’écrivain achète la villa. Le « Sphinx-Cottage » devient « Le Clos Lupin ». « Mon meilleur Lupin », comme l’écrira son nouveau propriétaire.
Maurice Leblanc installe son bureau dans cette pièce en rotonde dominant le jardin. Jardin dont il prendra le plus grand soin, laissant même des consignes posthumes.
Là, par une porte dérobée sous la pergola, Arsène Lupin lui-même se glisse entre les fleurs et les statues sans tête. Le célèbre gentleman-cambrioleur rend de nombreuses visites à son biographe au cours desquelles il lui fait ses confidences. Sous la plume inspirée de Leblanc, ces quelques notes s’animent et se font romans populaires, aujourd’hui grands classiques de la littérature française.
Au cœur d’Etretat, « Le Clos Lupin », devenu refuge, préserve l’auteur des agitations liées au succès et voit ainsi naître de fabuleuses aventures tels que L’île aux trente cercueils (1919), Les Huit coups de l’horloge (1923), La Comtesse de Cagliostro (1924) ou La Barre y va (1931).
Mais, d’un conflit à l’autre, vingt ans plus tard, en septembre 1939, la guerre est déclarée. Deux années s’écoulent avant que Maurice Leblanc ne referme une dernière fois la grille du jardin et quitte « Le Clos Lupin » sans savoir qu’il n’y reviendra pas. Il gagne alors la zone libre et retrouve sa famille. Il s’éteint en novembre 1941.
Comme bien des villas, « Le Clos Lupin » est occupé durant ces années noires et dans l’après-guerre, en 1952, Claude Leblanc, fils de Maurice, ne peut éviter la vente de la villa. Arsène Lupin devient alors un héros de papier, un souvenir d’autrefois.
Ce n’est que 46 ans plus tard, en 1998, que Florence Boespflug-Leblanc, petite-fille de Maurice, rachète « le Clos Lupin » avec l’envie de rendre à la villa son parfum oublié, mêlant la présence de son grand-père et la silhouette d’Arsène Lupin. En juin 1999, « le Clos Arsène Lupin, maison Maurice Leblanc » ouvre ses portes au public, donnant ainsi un lieu de naissance et des racines aux nombreux récits.
Entre imaginaire et réalité, la villa se pare de mystère, se joue des ombres
et s’enveloppe de rêve. La voix de Georges Descrières, le plus célèbre des Lupin, nous guide de pièce en pièce, du bureau de Maurice Leblanc au cœur même de l’Aiguille creuse. Arsène Lupin nous
entraîne sur la piste du trésor des Rois de France. Ganimard et Beautrelet ne sont certes pas loin mais, toujours à la suite du génial cambrioleur, nous conservons une porte
d’avance.
Au final, la scénographie est efficace et la déambulation magique. Dans le feutré d’une villa toujours habitée par l’esprit d’un auteur, par l’âme de son héros, le visiteur découvre un univers où cohabitent la Joconde, les énigmes et les grimages.
L’univers d’Arsène Lupin.
Que voulez-vous... Certains héros sont éternels...
es voyageurs calmes qui respectent leur entourage et qui conçoivent leur
trajet comme un moment de repos et les voyageurs conviviaux et festifs, avides de rencontres et d'échanges. A moins qu'il y ait plutôt d'un côté des gens antipathiques, apathiques et pathétiques
et de l'autre des gens bavards, braillards, agités et trop polis pour être honnêtes. Pendant que tout ce petit monde arrive rapidement à destination, ayons une pensée pour les "ID Zut j'ai raté
le train !".
Quelques heures dans les étoiles auprès d’une lune voilée, survolant les tempêtes et les orages… Puis, au détour d’une aile, dans la nuit la plus noire, l’antique cité
m’apparaît. Athènes est là, brillante de feux de joies et de lanternes nocturnes.